Chilling adventures of Sabrina – Les Nouvelles aventures de Sabrina

 

Chilling adventures of Sabrina (ou Les Nouvelles aventures de Sabrina) était incontestablement l’une des séries que j’étais le plus curieuse de découvrir en cette fin d’année ! Lancée à quelques jours d’Halloween, la série s’annonçait parfaite pour se plonger dans l’ambiance. Je vous en parle !


• Le pitch • 

Les nouvelles aventures de Sabrina imagine l’origine des aventures de Sabrina l’apprentie sorcière comme une sombre histoire axée sur le passage à l’âge adulte à travers l’horreur, les sciences occultes et bien sûr la sorcellerie. Sabrina lutte pour concilier sa double nature – mi-sorcière, mi-mortelle – tout en s’opposant aux forces du mal qui la menacent elle, sa famille et le monde des mortels.

La bande annonce


Si vous vous attendiez à un reboot de la sitcom des années ’90, vous serez déçus puisque Chilling adventures of Sabrina n’a absolument rien à voir avec son aînée. Cette nouvelle version est une adaptation des comics publiés depuis 2014 par Archie Comics. Si l’on y retrouve les mêmes personnages que dans Sabrina l’apprentie sorcière, l’univers y est bien plus sombre, promettant donc une ambiance bien plus spooky pour son adaptation télévisée.

Dès les premières minutes, on nous plonge dans une atmosphère lugubre, mêlant une esthétique gothique à souhait et une bande originale de circonstance. Plus encore, la série nous fait renouer avec la légende des sorcières dans tout ce qu’elles ont de plus sataniques. Pourtant, notre jeune Sabrina, mi-mortelle mi-sorcière, semble en marge de cette Eglise de la nuit et de tout ce qu’elle implique.

À l’aube de ses 16 ans et de son rite de passage, Sabrina doit donc décider si elle accepte de renoncer à sa vie de mortelle et à son libre arbitre, se dévouant entièrement aux volontés du Seigneur Obscur (autrement dit, Satan) et ainsi se plier au patriarcat ambiant. Sans doute inspirée de notre société actuelle, cette nouvelle adaptation donne donc également une place prépondérante au féminisme. Si beaucoup voient déjà le personnage de Sabrina comme l’héritière de Buffy, elle est en tout cas une fervante guerrière féministe, se battant pour des causes qui lui semblent justes, qu’il s’agisse d’aider son amie Susie, décrite comme pansexuelle et harcelée par des jeunes sportifs du lycée, ou se rebeller face aux rites archaïques et misogynes de l’Eglise de la nuit. Peut-être un peu too much pour certains, j’ai pour ma part beaucoup apprécié qu’un show jugé très teen, aborde des sujets comme le féminisme – avec une réelle solidarité féminine – mais aussi l’identité de genre, le harcèlement et le patriarcat par exemple.

(Coucou l’usage excessif du flou numérique, aka le vilain point négatif de la série)

Des personnages captivants et un casting sur-mesure

Mais pour rajouter un peu de complexité à tout cela, Sabrina, bien que gentille et très courageuse, possède également une part sombre en elle qui s’exprime fortement dans certaines scènes parfois violentes de cette première saison. De quoi rendre ce personnage plus intéressant encore en le dotant d’une réelle profondeur.

Côté personnage, j’ai apprécié que les rôles secondaires ne soient pas laissés de côté et aient une histoire bien à eux. J’étais très curieuse de découvrir Ross Lynch dans un registre aussi différent de la série Disney Channel, Austin & Ally, dans laquelle il jouait. J’avoue avoir été agréablement surprise ! Pas débordant de charisme mais loin d’être inutile pour autant, j’aime beaucoup ce nouveau Harvey. Pour moi, le duo Sabrina/Harvey fonctionne tout autant dans cette nouvelle version, il y a une belle alchimie entre les acteurs – ils sont trooop choux – bien que leur relation s’annonce des plus tumultueuses !

Si j’ai d’abord eu beaucoup de mal avec Zelda, si cruelle envers sa soeur Hilda notamment, elle laisse finalement entrevoir une certaine sensibilité au fil des épisodes, nous offrant des scènes parfois assez émouvantes et la rendant des plus attachantes. Prudence, l’une des weird sisters, est aussi assez intrigante et nous offre à son tour une belle évolution durant cette première saison.

Seul petit regret concernant les personnages, mon bien-aimé Salem. Avec un vrai chat, les possibilités sont forcément un peu limités. Si son entrée en scène est particulièrement réussie à mon goût, nous n’avons le droit par la suite qu’à de petits miaulement et à un Salem qui se balade de scènes en scènes. Il est mignon tout plein mais j’avoue que le puppet de la première version et ses réplique hilarantes me manquent un peu !

Mais que seraient ces personnages sans le casting qui leur donne vie ? Notre nouvelle Sabrina – Kiernan Shipka – est particulièrement bluffante et convaincante. Presque omniprésente et essence même de la série, elle arrive à porter le show sur ses épaules, oscillant entre douceur, une certaine fragilité même, et un courage, un côté obscur à faire parfois froid dans le dos. Bien que je l’aime autant que je la déteste, je ne peux que saluer l’interprétation de Michelle Gomez dans le rôle de Madame Satan. Hilda et Zelda – Lucy Davis et Miranda Otto – sont toutes aussi remarquables et géniales. Enfin, j’aime aussi beaucoup le personnage d’Ambrose – Chance Perdomo – véritable soutien pour Sabrina et qui rajoute aussi un peu d’humour à la série (bien qu’il ne soit pas le seul).

Une revisite ensorcelante

Chilling adventures of Sabrina gravite dans l’univers de Riverdale, les deux comics étant issus du même éditeur. Pourtant, bien que les mêmes producteurs soient aux commandes des deux séries, la nouvelle venue s’en différencie au plus haut point,  et HEUREUSEMENT ! Riverdale étant le comble de l’incohérence, du cliché et du script abracadabrant (oui, j’ai de plus en plus de mal avec cette série visiblement), je craignais grandement que Sabrina marche dans sa lignée. Soyez rassurés : ce n’est pas DU TOUT le cas !

Tout d’abord, on ne sait absolument pas à quelle période se situe l’intrigue, plutôt original donc. Si l’on reproche souvent aux séries d’aujourd’hui leur caractère prévisible, ce n’est étonnamment pas le cas pour Les Nouvelles aventures de Sabrina. Les premiers épisodes nous baladent à un rythme assez particulier, nous gratifiant de quelques lenteurs (de quoi faire tenir l’épisode sur 1h) mais sans jamais lésiner sur les surprises. Dans un univers comme celui-ci, tout peut arriver, personne n’est à l’abri, difficile donc de se préparer à quoi que ce soit ! Le show possède indéniablement une identité qui lui est propre, flirtant avec l’horreur sans jamais sombrer dans le gore ou le too much.

Cette première saison est donc plus que réussie pour moi ! Imparfaite mais de grande qualité, j’ai bon espoir qu’elle continue sur cette belle lancée grâce à cet univers très riche qu’elle possède. Le 10ème épisode se termine sur une fin qui n’en est pas une puisqu’elle annonce de nombreux bouleversements et nouveautés à venir. La saison 2 étant déjà en tournage, j’ai plus que hâte de retrouver Sabrina et tout son petit monde en 2019 (?) !

 

& Joyeux Halloween à tous !

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